À Ksar El Kébir, l’eau a gagné du terrain et la ville s’est retirée. Dans plusieurs quartiers, les rues basses sont submergées, les trottoirs disparaissent sous une pellicule boueuse et les façades portent déjà les traces d’un passage précipité. Plus loin, les grands boulevards, les ruelles et les places sont vides, figés dans un silence inhabituel. Les rares signes de vie se concentrent autour de quelques points de ralliement, où des autocars sont alignés, moteurs coupés, prêts à rediriger les habitants vers Assilah, Tanger, Fnideq et M’diq.
