RNI : Talbi Alami présidera le congrès national extraordinaire

Le choix de la direction du Rassemblement national des indépendants (RNI) s’est porté sur Rachid Talbi Alami pour présider le congrès national extraordinaire qui se tiendra le 7 de ce mois de février à El Jadida. Candidat unique à la succession de Aziz Akhannouch à la présidence, Mohamed Chaouki se trouve actuellement en campagne.

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Rachid Talbi El Alami Crédit: TNIOUNI

 

La direction du RNI ne veut rien laisser au hasard. Présidant déjà le comité préparatoire, Rachid Talbi Alami, membre de la direction et président de la Chambre des représentants, va diriger le congrès national extraordinaire du 7 février.

 

En l’espace de quelques heures, ce congrès doit valider deux principaux points à l’ordre du jour : l’élection à la présidence de Mohamed Chaouki, député de Boulemane et président du groupe parlementaire, et la prolongation des mandats des actuelles instances de décision : conseil national, bureau politique et organisations parallèles.

 

Selon des sources en interne, ce congrès extraordinaire verra la participation de près de 3.000 congressistes même si le choix de ceux qui ont participé au congrès ordinaire de 2022 est contesté puisque plusieurs manqueront à l’appel pour avoir changé de parti, pour décès ou qui se trouvent actuellement en prison en relation avec la gestion d’affaires territoriales. Comme est contesté le choix d’El Jadida au lieu de Casablanca ou de Rabat. « C’est comme s’il y avait une volonté de compliquer la tâche aux congressistes pour un rendez-vous sans réels enjeux par ailleurs puisque tout est tranché à l’avance », commente un jeune cadre du RNI.

 

Et pendant ce temps-là…

 

En attendant, Mohamed Chaouki est parti pour une tournée des régions à la rencontre des élus et des militants du parti pour mobiliser les troupes. Après la région de Casablanca-Settat, le vendredi 30 janvier, il a débarqué, le jour suivant, à Tanger-Tétouan-Al Hoceima et à Rabat-Salé-Kénitra.

 

« Il est à la recherche d’une légitimité difficile à arracher puisque tous les militants en savent assez sur les conditions de sa désignation », commente une source en interne.

 

Mohamed Chaouki, qui n’a rejoint le RNI qu’en 2021 après avoir claqué la porte du PAM, a été imposé par Aziz Akhannouch. La candidature de Mohammed Aujjar, ancien ministre en charge des Droits de l’homme, a été rejetée.