Universités publiques : El Midaoui impose sa ligne sur les frais d'inscription, l’UH2 temporise

En réunissant le Conseil des présidents des universités, le ministre de l'Enseignement supérieur a enclenché une séquence décisive sur les frais d'inscription des étudiants salariés. Une orientation portée par le ministère, contestée sur le terrain, qui continue de diviser les établissements publics.

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Azzedine El Midaoui, ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l'innovation. Crédit: Rachid Tniouni / TelQuel

Sous l’impulsion directe du ministre de l’Enseignement supérieur, Azzedine El Midaoui, le Conseil des présidents des universités (CPU) s’est réuni samedi 13 décembre à Rabat afin de se pencher sur l’instauration de frais d’inscription pour les étudiants salariés et fonctionnaires. Au cœur des discussions : les formations dispensées selon le régime du temps aménagé, devenues le principal levier par lequel le ministère entend faire évoluer, voire reculer, le principe de gratuité dans l’université publique. La réunion s’est tenue dans un climat tendu, marqué par une contestation persistante au sein des établissements supérieurs.

Depuis le début de l’année universitaire, plusieurs universités publiques ont commencé à demander des contributions financières aux salariés et fonctionnaires inscrits en licence, master ou doctorat. Les montants exigés varient selon les établissements et les cycles, allant de plusieurs milliers de dirhams à des sommes plus élevées pour le doctorat, oscillant entre 10.000 et 15.000 dirhams par année universitaire. Dans la majorité des cas, les étudiants concernés affirment avoir découvert ces frais après avoir réussi les concours d’accès, alimentant un sentiment d’opacité et d’injustice.

C’est dans ce contexte que s’est tenue, à Rabat, la réunion des présidents des universités publiques, en présence du secrétaire général du ministère et de plusieurs directeurs centraux. L’objectif affiché était de clarifier les modalités d’organisation du temps aménagé et de statuer sur les contributions financières demandées aux salariés et fonctionnaires, ces pratiques divergeant fortement d’un établissement à l’autre.

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