Depuis quelques semaines, la finance mondiale évolue dans un état de vigilance : rien ne s’est encore brisé — mais certains acteurs commencent à regarder vers la sortie de secours. Le 20 novembre, l’humeur a brusquement changé à New York : le Nasdaq a perdu 2,2 %, le S&P 500 reculant de 1,6 %, et l’indice SOX des semi-conducteurs, de 4,8%.
Au centre de cette nervosité, un nom revient : Nvidia. L’entreprise incarne l’essor de l’intelligence artificielle. Or, malgré une croissance spectaculaire de 62% de son chiffre d’affaires sur un an, son cours, après avoir progressé le matin, a chuté l’après-midi : un mouvement presque schizophrène qui révèle la fragilité de la confiance des investisseurs, qui se demandent si la valorisation spectaculaire des géants de l’IA n’a pas devancé le réel.
