Onze pour, trois abstentions, et un non participant. Le Conseil de sécurité a adopté, vendredi 31 octobre, la résolution renouvelant la Mission de l’ONU au Sahara, la Minurso, pour un an, en mettant au centre du jeu diplomatique le plan d’autonomie proposé par le Maroc en 2007. Une avancée historique pour le Royaume.
Les positions des cinq membres permanents du Conseil sont connues : États-Unis, France et Royaume Uni se sont prononcés en faveur du plan d’autonomie marocain. La Russie et la Chine ont joué de nuances et de prudence, ne posant pas de veto, mais s’abstenant lors des votes de renouvellement de la Minurso.
Mais l’équilibre des dix membres non permanents du Conseil reste à définir pour 2026. En effet, le 1er janvier prochain, leur composition change : la moitié d’entre eux, siégeant depuis deux ans déjà, laissent leur place, tandis que les cinq autres, arrivés début 2025, gardent la leur pour un an encore. Exit donc l’Algérie, le Guyana, la Slovénie, la Sierra Leone et la République de Corée. Sur ces cinq États, quatre ont voté pour cette évolution positive pour Rabat – l’Algérie n’ayant pas pris part au vote.
Aux côtés des cinq membres non permanents restants — la Grèce, le Panama, le Danemark et la Somalie ayant voté pour, et le Pakistan s’étant abstenu —, prendront place le Libéria, la Colombie, la République démocratique du Congo (RDC), la Lettonie et Bahreïn. Que diront-ils quand viendra le vote à l’automne 2026 ?
