Abdeslam Seddiki, ancien ministre de l'Emploi : “La collusion business-politique freine l’Etat social”

L’économiste et ancien ministre de l’Emploi et des affaires sociales sous le gouvernement Benkirane II, Abdeslam Seddiki, revient pour TelQuel sur le Projet de loi de finances 2026. Il livre une lecture critique du texte, qui, selon lui, ne permettra pas l’émergence d’un État social.

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Abdeslam Seddiki. Crédit: Yassine Toumi / TelQuel

TelQuelPour cette dernière année législative, le gouvernement entend consolider les bases de l’Etat social. Pensez-vous que le Projet de loi de finances (PLF) 2026 sera déterminant ?

Abdeslam Seddiki : C’est le troisième pilier du PLF. L’intention est bonne. Sur le terrain, les choses se passent autrement. Le gouvernement s’engage d’abord à corriger un certain nombre de dysfonctionnements relevés au niveau de la généralisation de l’AMO et à corriger les aides attribuées aux enfants des familles nécessiteuses. Il lui reste deux niveaux pour parvenir à la généralisation de la protection sociale telle qu’elle est définie par la loi-cadre : la généralisation de la retraite et l’extension de l’Indemnité pour perte d’emploi (IPE) à toutes les personnes exerçant un emploi régulier.

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