Journée mondiale du travail décent : l’ODT met en garde contre un “coup d’État des riches”

Le 7 octobre, à l’occasion de la Journée mondiale du travail décent, l’Organisation Démocratique du Travail (ODT) a dressé un diagnostic sévère de l’état du marché du travail marocain. Le constat mêle chiffres alarmants, critique des politiques publiques et propositions de rupture : un tableau qui explique en partie la dynamique des mobilisations pacifiques de la jeunesse marocaine.

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Conférence de l'ODT le 14 Novembre 2022 à Rabat. Crédit: Rachid Tniouni/TelQuel

À la base du communiqué, un faisceau de données et d’enquêtes de 2025 que l’ODT mobilise pour étayer son réquisitoire. La première réalité mise en avant est celle de la précarité : “la majorité des nouveaux emplois dans le secteur privé sont temporaires ou à durée déterminée” et, selon l’organisation, 73,2% des jeunes salariés travaillent sans contrat écrit.

Le secteur informel, privant les travailleurs des droits élémentaires, capterait une part très importante des actifs jeunes (environ 67% d’entre eux y exercent). Ces éléments, note l’ODT, expliquent en grande partie le recours massif des diplômés au travail informel et la fragilisation des trajectoires professionnelles.

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