Anas Abdoun : “Le Maroc a privilégié l’effet vitrine des infrastructures au détriment du développement humain”

Une semaine après le début des manifestations, le mouvement GenZ 212 poursuit sa mobilisation. Cette crise sociale était-elle prévisible ? Quels sont ses enjeux et ses perspectives ? Anas Abdoun, expert en géopolitique et économie, livre à TelQuel son diagnostic.

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Anas Abdoun. Crédit: DR

C’est décidément une rentrée politique et sociale sous haute tension. Depuis une semaine, tous les jours, dans plusieurs régions du Maroc, les manifestations organisées par le collectif GenZ212 se poursuivent. Ses revendications ? Dignité, santé, éducation… sans oublier son appel clair à la démission de l’exécutif. 

En face, d’un côté une majorité gouvernementale qui, lorsqu’elle n’est pas silencieuse, est fébrile ; de l’autre, une opinion publique tiraillée entre solidarité et rejet, voire condamnation de ces manifestations. Anas Abdoun, analyste en géopolitique et économie, évoquait, il y a quelques mois déjà dans une tribune, le “risque d’une dissociation entre croissance visible et réalité sociale vécue”. Il répond aux questions de TelQuel.

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