DiCaprio chez Paul Thomas Anderson, jazzer à Rabat, expo sur le surf à Imsouane... les sorties de la semaine

Père et révolutionnaire

Sortie. C’est l’un des films les plus importants de l’année. Le réalisateur américain Paul Thomas Anderson présente Une bataille après l’autre, dixième opus du réalisateur de There Will Be Blood, mais sa première collaboration avec Leonardo DiCaprio. Le cinéaste y délaisse la chronique nostalgique de Licorice Pizza pour explorer des territoires plus sombres.

Dans ce thriller psychologique qui croise le film d’espionnage, résonnent les échos d’un passé révolutionnaire. DiCaprio incarne Bob, ancien militant désormais rongé par la paranoïa, qui partage une existence précaire avec sa fille Willa.

Quand cette dernière disparaît au moment même où resurgit un ennemi du passé campé par Sean Penn, le père se lance dans une quête désespérée, qui le confronte aux fantômes de sa jeunesse militante. Anderson construit ainsi un récit de rédemption où s’entremêlent liens familiaux et comptes à régler. Une plongée dans les idéaux perdus des États-Unis.

Dans les salles à partir du 24 septembre. 

Ça va jazzer à Rabat

Festival. L’amphithéâtre du Parc Hassan II accueille Jazz à Rabat, nouvelle version de l’ancien Jazz au Chellah. Cette 27ᵉ édition mise sur l’alchimie des rencontres. Des résidences créatives permettant aux musiciens européens et marocains de tisser ensemble des harmonies inédites. Céline Bonacina dialoguera avec le duo Hamza Bennani Smires (au bugle) & Driss Nigra  (au oud), tandis que Bab L’Bluz s’associe au Lina Nyberg Quartet. Au total, six duos improbables défricheront les territoires du jazz contemporain et du répertoire marocain autour de créations originales, fruits de collaborations artistiques audacieuses. 

Du 25 au 27 septembre au Parc Hassan II, Rabat. 

L’amour à trois

Cinéma. La Cinémathèque de Tanger ressuscite l’un des chefs-d’œuvre de la Nouvelle Vague française avec Jules et Jim de François Truffaut. Ce classique de 1962 explore les méandres d’un amour à trois entre deux amis inséparables et Catherine, femme libre et insaisissable incarnée par Jeanne Moreau. Truffaut déploie sa caméra avec virtuosité pour saisir les élans passionnels de cette relation complexe, où amitié et amour s’entremêlent dans un tourbillon de sentiments contradictoires. Une œuvre emblématique du cinéma d’auteur français, portée par la performance magnétique de Jeanne Moreau et la mise en scène novatrice de Truffaut.

Le 21 septembre à la Cinémathèque de Tanger. 

L’art de l’instant

Théâtre. Avec le retour du Cabaret d’Impro, l’Institut français de Rabat propose une soirée où le spectacle s’invente en temps réel. Artistes belges et marocains s’associent pour une improvisation collective, en présence d’Agathe Mortelecq, metteuse en scène et interprète, aux côtés du mime Laurent Dauvillée. L’équipe LA.MI, troupe professionnelle marocaine spécialisée dans l’art de l’improvisation, porte cette rencontre artistique imprévisible. 

Le 20 septembre à l’Institut français de Rabat.

Le photographe et le surfeur

Exposition. À Imsouane, le photographe français Maxime Ellies a passé un mois à documenter le quotidien de Mubarak, jeune instructeur de surf local. Il a saisi les moments ordinaires d’une amitié naissante, créant une série de trente images qui racontent cette rencontre improbable. L’Institut français de Casablanca présente ce travail photographique, entre documentaire et récit personnel, qui explore les liens entre deux univers différents. 

Du 19 septembre au 12 octobre à l’Institut français de Casablanca. 

 

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