Le gouvernement remet une pièce dans la machine. Au nom de la « sécurisation de l’approvisionnement » et de la « reconstitution du cheptel », l’Exécutif double pour 2025 le quota d’importation de bovins domestiques, qui passe de 150.000 à 300.000 têtes, tout en prolongeant la suspension des droits à l’importation et de la TVA.
Publié au Bulletin officiel, le décret n° 2.25.720 est désormais en vigueur : il relève formellement le plafond quantitatif prévu par l’article 6 de la loi de finances n° 60.24 et confie son exécution au ministre délégué chargé du Budget.
C’est ce même article 6 qui avait initialement prévu d’exonérer de droits de douane et de TVA des contingents de 150.000 bovins, 700.000 ovins, 20.000 caprins, 15.000 dromadaires, 20.000 veaux et petits pour chaque espèce, ainsi que 40.000 tonnes de viandes et d’abats (frais, réfrigérés ou congelés). L’intention des autorités reste inchangée : contenir la flambée des prix de la viande rouge et amortir l’effet d’une sécheresse structurelle.
