Le bombardement de Doha par Israël, une leçon pour le Maroc et le monde

Le 9 septembre, vers 15 heures, Israël a lancé sur Doha (Qatar) une frappe aérienne. L'opération “Sommet du feu” qui visait l'équipe du Hamas négociant la paix avec Israël a fait six morts.

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Vue aérienne de Doha, le 10 septembre, au matin de l'attaque israélienne sur la capitale qatarie.

Opération manquée. Si Tsahal a frappé Doha et la salle où se tenaient des négociateurs du Hamas, le chef de cette délégation, Khalil Al-Hayya, demeure vivant. C’est son fils, Hammam Al-Hayya, son chef de cabinet, Jihad Labad, trois gardes du corps et un membre de la sécurité intérieure qatarie qui ont été assassinés.

Ceci est un message pour tout le Moyen-Orient”, écrit sur X, accompagné d’une vidéo de bombardement, le président du Parlement israélien, Amir Ohana. Le propos est clair : dorénavant, aucun pays arabe n’est à l’abri des bombes de Tsahal. Car les seules images de la flottille pour Gaza incendiée à deux reprises en Tunisie cette semaine semblent indiquer qu’Israël ne se limitera pas aux limites géographiques strictes de la région Moyen-Orient.

Le Premier ministre israélien Netanyahu a d’ailleurs menacé tous les pays abritant des “terroristes” – définition extensive pour Tel Aviv –  de répercussions s’ils ne les expulsaient pas ou ne les traduisaient pas en justice. Si l’entente entre Washington et Doha n’a pas ému Tel Aviv, pourquoi celle entre Rabat et la Maison Blanche aurait-elle cet effet ?

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