Tic tac, tic tac… Le temps passe et nous voilà bientôt au rendez-vous annuel de l’ONU qui détermine, comme chaque année depuis 1991, la reconduction ou non de la Minurso. Il y a onze mois, à New York, le Conseil avait voté son habituelle prolongation. Malgré les tentatives de torpillage de l’Algérie qui avait essayé d’inclure dans le mandat de l’ONU une mission d’observation des droits de l’Homme, la résolution 2756 adoptée ressemblait fort à celle votée un an plus tôt.
Si le voisin algérien est encore membre du Conseil du sécurité pour quelques mois, l’adoption d’un texte reconduisant le mandat de la Minurso n’a besoin que d’une majorité des votes. C’est ce vote qui constitue le miroir du rapport de force international sur le dossier. Alors, à quoi peut-on s’attendre ?
London calling
Le 1er juin dernier, Londres est venu à Rabat. Un communiqué conjoint entre les diplomates en chef des deux pays, Nasser Bourita et David Lamy, a exprimé le ralliement britannique à la position marocaine sur le dossier. Le Royaume-Uni “considérant la proposition d’autonomie, présentée en 2007, comme la base la plus crédible, viable et pragmatique pour un règlement durable du différend régional”. Sur cette lancée, les deux pays ont signé 14 accords bilatéraux, et Londres s’est engagé à mener une action économique et politique conforme à sa nouvelle position.
