Enquête sur le business déguisé des chirurgies gratuites

Alors que les files d’attente s’allongent toujours plus dans les hôpitaux publics, un système parallèle de soins s’organise autour de certaines associations, inconnues du grand public, qui promettent de prendre en charge des opérations parfois lourdes et coûteuses. Mais derrière cet altruisme apparent se cache une logique business.

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Alors que les listes d’attente s’allongent dans les hôpitaux publics et que l’accès aux soins reste un parcours du combattant pour de nombreux assurés, un autre circuit de prise en charge s’organise discrètement. Dans plusieurs villes du Royaume, des associations locales proposent aux citoyens des opérations chirurgicales dans des cliniques privées, sans frais directs ni indirects. Uniquement conditionnée à la détention d’une couverture médicale de base (CNSS, CNOPS, ou AMO-Tadamon et AMO-Achamil), cette offre séduit de nombreux patients, souvent en manque de moyens et en quête de soins en urgence. Or, derrière cette générosité apparente, ce système d’intermédiation soulève de nombreuses interrogations.

Parmi les structures actives dans ce domaine, l’Association Matquich Houmti annonce prendre en charge plusieurs types d’interventions : hernies, goitres, hémorroïdes, vésicule biliaire, kystes utérins, kystes hépatiques, voire chirurgie cardiaque à cœur ouvert. D’autres associations, comme Sanad, basée à Guercif, assurent assumer les coûts de pathologies similaires, avec un accent particulier sur la chirurgie cardiaque, souvent l’une des plus coûteuses. Certaines se spécialisent d’ailleurs exclusivement dans ce type d’opérations.

Sur les réseaux sociaux, les témoignages abondent sur les pages Facebook desdites associations, vantant l’efficacité et la gratuité du service. Vérifier la véracité de ces témoignages, souvent publiés sous forme de vidéos, demeure toutefois difficile. Avec une question centrale : comment fonctionne ce dispositif, et quelle est la nature exacte du lien entre ces associations et les cliniques privées dites « partenaires » ?

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