Le Maroc se trouve à un tournant de sa trajectoire militaire. La possibilité d’acquérir le chasseur-bombardier de 5e génération F‑35 suscite un débat passionné, tant sur le plan stratégique que budgétaire.
Plusieurs sources, notamment Times Aerospace, média spécialisé dans l’actualité aéronautique et de la défense au Moyen-Orient, font en effet état ces derniers jours d’un feu vert d’Israël — qui détient un droit de veto sur la vente de cet avion à tout État arabe ou africain —, ouvrant la voie à la commande de 32 appareils pour un montant global estimé à 17 milliards de dollars sur 45 ans. Les estimations budgétaires comprennent à la fois le prix d’achat et les coûts de maintenance, répartis sur près d’un demi‑siècle.
Mais l’enjeu dépasse le simple renouvellement de la flotte aérienne marocaine : il interroge les ambitions de souveraineté, de dissuasion militaire et d’industrialisation de la défense du Royaume.
Investissements en série
Rabat aurait confirmé son intérêt pour une montée en puissance technologique et opérationnelle de ses équipements militaires lors du salon IDEX (International Defence Exhibition), tenu à Abou Dhabi en février dernier. Des représentants de Lockheed Martin auraient ainsi dispensé une présentation détaillée des capacités furtives et interconnectées de l’appareil à une délégation militaire marocaine.
