Commerce : Maroc-Égypte, de rivaux à partenaires ? 

Après une série de tensions commerciales, Rabat et Le Caire veulent enterrer la hache de guerre et relancer une coopération économique à bout de souffle. Une série de mesures a été actée pour fluidifier les échanges. Mais entre déficit commercial alarmant, rivalités industrielles et méfiance persistante des opérateurs, le chemin vers un partenariat équilibré reste semé d'embûches.

Par

YASSINE TOUMI/TELQUEL

Le 4 mai dernier, une délégation marocaine conduite par Omar Hejira, secrétaire d’État au Commerce extérieur, atterrissait au Caire pour une visite de travail de haut niveau. Officiellement, il s’agissait d’approfondir les relations économiques entre les deux pays, de favoriser l’intégration régionale et d’activer les accords commerciaux existants. Officieusement, cette visite est surtout un signal de désescalade et un geste de réconciliation économique après une série de crises commerciales, parfois virulentes, entre Rabat et Le Caire.

La délégation, qui rassemblait plus de quarante chefs d’entreprise marocains et les représentants des principales fédérations patronales, dont la CGEM, l’ASMEX et l’AMITH, a été accueillie dans un esprit de « coopération » selon Omar Hejira. Côté égyptien, l’accueil a été orchestré par le ministre de l’Investissement et du Commerce extérieur, Hassan El-Khatib. La volonté de relancer les échanges s’est traduite par la tenue d’un Forum économique bilatéral B2B, qui a permis aux opérateurs des deux pays de renouer des liens et d’identifier de nouvelles opportunités de collaboration sectorielle. Des deux côtés, on parle désormais d’une « nouvelle ère« .

La suite de cet article est réservée aux abonnés.
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 1000 numéros de TelQuel numérisés
Déjà abonné ? Se connecter