Pourquoi ça compte ?
Parce que c’est un signal politique fort : l’Agence française de développement (AFD), bras armé financier de la diplomatie française, affirme vouloir accompagner la transformation économique de Dakhla-Oued Eddahab. Cette implication renforce la reconnaissance de fait de la souveraineté marocaine sur ses provinces du Sud, dans un contexte où la France marche sur des œufs sur le dossier du Sahara.
Ce qui a été dit…
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- « L’AFD, au nom de l’État français, souhaite explorer les moyens de contribuer au développement de la région Dakhla-Oued Eddahab » – Rémy Rioux, DG de l’AFD.
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- Le responsable promet aussi de renforcer les capacités locales, notamment en matière de planification, et insiste sur la coordination avec les acteurs régionaux : autorités locales, SRM et SDL.
Quel est le contexte ?
- Cette visite s’inscrit dans le cadre du « partenariat d’exception » entre Rabat et Paris, réaffirmé par Mohammed VI et Emmanuel Macron depuis la visite du président français à l’automne 2024 à la suite d’une longue période de tensions diplomatiques. Elle fait aussi suite à la reconnaissance de la marocanité du Sahara par la France et cette visite semble ancrer davantage cette reconnaissance. L’Agence Francaise de développement fait presque office de poisson-pilote en termes d’investissement français au Sahara.
- Dakhla, elle, est au cœur du nouveau modèle de développement des provinces du Sud, avec des projets structurants comme le port Dakhla Atlantique.
Ce que la France a vu sur place :
- Le port de pêche de Dakhla ;
- Le chantier du port Dakhla Atlantique ;
- Le Wali, le président du Conseil régional et le maire de Dakhla
Ce que ça dit en creux :
- La France cherche à rattraper son retard dans l’investissement au Sahara, face à des concurrents plus affirmés (Émirats arabes unis).
- L’AFD joue un rôle de catalyseur pour apporter une légitimité institutionnelle aux financements potentiels de projets jugés stratégiques par le Royaume.
- Dakhla est de plus en plus présentée comme un futur hub africain, notamment dans l’économie bleue, le tourisme et les services logistiques.
