Merci, monsieur le président”, s’époumone un militant républicain alors que Donald Trump, tout juste investi, signe devant ses plus fervents soutiens certains décrets annoncés lors de sa campagne.
“L’âge d’or des États-Unis commence aujourd’hui”, a-t-il assuré quelques heures plus tôt, après avoir juré de “défendre la Constitution des États-Unis”. Et cela a commencé par un show à la Capital One Arena, un gymnase privatisé pour l’occasion, où se sont entassés 20 000 trumpistes convaincus, s’extasiant devant le 47e président apposant sa signature sur des carnets noirs, et s’égosillant à chaque fois que le président à la houpette leur demandait : “Vous imaginez Biden faire ça ?”. Mais qu’a-t-il signé au juste ? TelQuel récapitule.
Trump lance les stylos avec lesquels il a signé les décrets. pic.twitter.com/JW4AXP170Y
— Jon De Lorraine (@jon_delorraine) January 21, 2025
Des décrets isolationnistes
“Traité unilatéral”, “inéquitable”, “escroquerie”, ce sont les Accords de Paris vus par la nouvelle équipe de la Maison Blanche. D’un coup de stylo, Donald Trump a résilié une nouvelle fois la promesse des États-Unis de maintenir le réchauffement climatique sous le seuil de 1,5°C au-dessus des températures préindustrielles. Premier émetteur historique de CO2, deuxième pollueur actuel, les États-Unis rejoignent l’équipe de la Libye, de l’Iran et du Yémen, seuls États à n’avoir pas ratifié les Accords de Paris. “Nous allons économiser près de mille milliards de dollars en sortant de ce traité”, a assuré Donald Trump.
