Bourse et effets pervers en série

Par Réda Dalil

C’est l’histoire d’une Bourse qui se “casse la gueule”. 2022 aura été une annus horribilis pour le marché actions. Les dégâts sont multiples. Le MASI, indice de référence, a perdu 19,75% sur l’année, et la capitalisation globale s’est érodée de 129 milliards de dirhams, soit à peu près 10% du PIB. Les émetteurs et les investisseurs comptabilisent leurs pertes et semblent peu rassurés quant à l’avenir. Pourtant, 2022 avait commencé sur les chapeaux de roue. Forte d’un exercice 2021 euphorique (18% de hausse), la cote se préparait à confirmer sa forme olympique. Mais c’était sans compter l’éclatement du conflit russo-ukrainien et sa ribambelle d’effets pervers : ruptures des chaînes d’approvisionnement, affaissement des courroies logistiques, renchérissement des matières premières, notamment énergétiques, etc. Dès le deuxième trimestre de l’année, la chute entame sa cavalcade infernale. Un événement en particulier en accélère le naufrage. En septembre dernier, le wali de Bank Al-Maghrib décide d’augmenter le taux directeur de 50 points de base. Là, tout s’écroule. La correction est brutale. Elle touchera à son pinacle à l’occasion d’une deuxième augmentation du même taux en…

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