Zakaria Boualem et la Coupe du Tiers-monde

Par Réda Allali

Demi-finaliste de la Coupe du Monde, tel est désormais le noble statut de Zakaria Boualem. Ne venez pas lui parler de quatrième place, s’il vous plaît, il ne reconnaît pas le match de classement. Pour lui, c’est une chose qui ne devrait pas exister, et merci. Il n’existe pas à la CAN, à l’Euro, en Champions League, ni en FA Cup, donc il ne sert à rien, à part forcer une équipe objectivement glorieuse à rentrer chez elle après deux défaites. Demi-finaliste, donc, les amis, c’est prodigieux. Et pas n’importe comment, c’est important à préciser. Nous avons exhibé à la face du monde une explosion de marocanité, telle est la vérité. Les mamans, les câlins, la niya, les bisous sur la tête, seules les contraintes de sécurité nous ont retenus d’organiser une vraie tbourida sur le terrain à la fin de chaque match, avec déploiement de chevaux et de poudre. Voilà pour la production culturelle. Sur le terrain, et c’est encore plus jouissif, nous avons déglingué tous les sombres clichés qui nous collaient aux crampons. Supposé indiscipliné et fantasque, manquant…

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