[FIFM 2022] Youssef Chebbi : “Faire du cinéma, ce n’est pas comme faire de la politique”

En compétition officielle de la 19e édition pour décrocher la prestigieuse “Étoile d’or” du Festival international du film de Marrakech (FIFM), “Ashkal”, du réalisateur tunisien Youssef Chebbi, est un polar fascinant. Il précipite les spectateurs dans le brasier de la Tunisie contemporaine et dans le désespoir collectif qui y règne. TelQuel a rencontré son réalisateur.

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Youssef Chebbi au Festival international du film de Marrakech (FIFM), qui se tient jusqu'à ce samedi 19 novembre. Crédit: Yassine Toumi / TelQuel

Dans les entrailles grises d’un des bâtiments abandonnés des Jardins de Carthage, quartier de Tunis promis à un essor bourgeois, un premier corps calciné est retrouvé. Puis un deuxième… Puis un troisième. Très vite, c’est le début d’une “épidémie” d’immolations étranges dont deux policiers, Fatma et Batal, tentent de démêler la cause sous la casquette d’une institution gangrenée par la corruption. Meurtres ? Suicides ? Tueur isolé ? Ou piste terroriste ? Brillante métaphore aux interprétations multiples, ce premier long-métrage déroutant de Youssef Chebbi dresse le portrait d’une société en feu.

TelQuel : Ashkal donne une vision très sombre de la Tunisie post-révolution, post-Ben Ali. Le film jette les spectateurs avec les personnages principaux, le duo de détectives, dans le feu de…

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