Ma famille, mon enfer

Par Fatym Layachi

Ça fait un moment que tu n’as pas fait un déjeuner en famille. Un vrai déjeuner en famille. Avec toute ta famille. Ces dernières semaines tu as eu tendance à éviter ce genre de moments gastronomico-bavards. Pas que tu n’en as pas eu envie, de voir ta famille. Loin de là. De toute façon, ce genre de pensées, même si elles t’effleuraient, tu ne pourrais même pas les formuler. Tu ne te demandes jamais si tu as envie ou pas de voir ta famille. Tu vois ta famille. Point. C’est un fait. C’est comme ça. Il y a les couscous certains vendredis chez ta tante. Des apéros régulièrement chez ta mère. Il y a aussi ta cousine qui adore organiser des brunchs. Et puis il y a aussi les moments saisonniers : les ftours chez ton autre tante, la galette des rois chez ton cousin et sa femme, la tanjia chez la belle-mère de ta cousine de Marrakech, les goûters chez ta grand-tante et le petit déjeuner de l’Aïd chez le frère de ton grand-père. Dans ta famille, comme souvent…

Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés