Sidi Larbi Cherkaoui : “Il n’y a pas à avoir honte d’avoir du féminin et du masculin à l’intérieur de soi”

À 46 ans, le Belgo-Marocain Sidi Larbi Cherkaoui continue son ascension et mène désormais la danse à Genève, en Suisse, où il vient d’être nommé directeur du ballet du Grand Théâtre.

Par

Le chorégraphe belgo-marocain Sidi Larbi Cherkaoui est le nouveau directeur du prestigieux ballet du Grand Théâtre de Genève. Crédit: WOUTER VAN VAERENBERG

Sidi Larbi Cherkaoui parle comme il danse. Quand on l’interroge, les mots glissent, virevoltent, et les phrases s’enchaînent avec fluidité. Depuis plus de vingt ans, le danseur et chorégraphe poursuit sa carrière tambour battant, tenant d’une main sa propre compagnie, Eastman, et de l’autre, menant à la baguette les plus grands ballets du monde. En parallèle, il collabore avec des réalisateurs et chanteurs internationaux sur des projets artistiques qui lui tiennent à cœur, comme Beyoncé, pour qui il a chorégraphié plusieurs clips. Rencontre.

Vous venez de prendre la tête du ballet du Grand Théâtre de Genève. Comment accède-t-on à un poste si prestigieux ?

C’est lié à mon parcours. Quand j’ai débuté en tant que chorégraphe, j’étais d’abord un chorégraphe indépendant, je travaillais avec ma propre équipe, dans un contexte assez privé. Au fur et à mesure, j’ai reçu des invitations pour travailler avec des compagnies de répertoire comme,…

Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés