Les petites victoires du quotidien

Par Réda Dalil

Si vous n’avez pas encore lu Le mage du Kremlin*, qu’attendez-vous pour le faire ? Ce roman de l’Italien Giuliano Da Empoli tente une incursion réussie dans l’esprit d’un des collaborateurs les plus proches de Vladimir Poutine, Alexandre Sourkov. Par petites touches, l’auteur, professeur à Sciences Po Paris, parvient à s’immiscer dans l’antichambre du pouvoir russe, et fait un portrait saisissant de Poutine en tsar implacable vouant une haine terminale à l’Occident, et menant à la baguette une faune de courtisans enivrés par son charisme et sa “verticalité”. Cet ouvrage saisissant a capté à juste titre l’attention du jury du prix Goncourt qui l’a retenu dans sa première sélection. Dans l’œuvre de Da Empoli, un autre livre se distingue avec autant sinon plus de force que Le mage du Kremlin. Il s’agit de Florentin, un essai politique traitant de l’ascension fulgurante de l’ex-Premier ministre italien Matteo Renzi. Jeune et fringant maire de Florence, Renzi a usé de méthodes iconoclastes pour arriver au pouvoir en un temps record. Surdoué de la communication politique, doté d’une capacité inouïe à décrypter l’humeur populaire, le…

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