Le Boualem a braillé comme un possédé devant les Lionnes de l'Atlas

Par Réda Allali

C’est officiel, Zakaria Boualem a changé. Si on lui avait dit, il y a une vingtaine d’années, qu’il se retrouverait à brailler comme un possédé, un lundi soir, devant un match de foot féminin, il aurait aussitôt invoqué les puissances célestes pour ramener à la raison l’auteur de cette audacieuse prophétie. Soyons précis : le bougre n’a jamais fait partie de ces héros de la masculinité conquérante qui considéraient que les femmes devaient se contenter de la cuisine. Tout d’abord parce que, cuisinant lui-même fort bien, il nourrit, par conséquent, la plus haute estime pour cette tâche noble. Ensuite parce que, depuis son plus jeune âge, il a la conviction chevillée au corps que chacun devrait pouvoir faire ce qui lui plaît. Que des femmes jouent au foot, par conséquent, pourquoi pas ? C’était même une bonne nouvelle, puisqu’elle lui offrait une autre possibilité de mixité dans un monde où elles étaient aussi rares qu’une administration efficace. Il faut rappeler à nos plus jeunes lecteurs que la construction d’une vie affective (on n’ose pas écrire sexuelle) relevait en ces temps…

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