Akhannouch doit-il dégager ?

Par Réda Dalil

Comment passe-t-on du statut de ministre le plus apprécié du pays à celui d’un chef du gouvernement aussi impopulaire ? Le cas Akhannouch est une énigme. Autrefois à la tête du département de l’Agriculture, Ssi Aziz, en dépit de la méfiance naturelle qu’éprouvent les Marocains pour les grandes fortunes, jouissait d’une saine réputation. Le fait qu’il ait refusé tout salaire pour son poste de ministre, allant même jusqu’à s’entourer d’une équipe rémunérée par ses soins, avait touché une corde sensible chez les Marocains. Le nom Akhannouch évoquait alors une rectitude et une éthique berbères, le fameux “Agharass Agharass” du parfait Ould Nass. Au sein du gouvernement Benkirane (2011-2016), il faisait office de Grand vizir bis, prenant directement ses ordres du Palais mais veillant à n’outrepasser ni ses prérogatives de ministre ni la hiérarchie en vigueur, si l’on excepte bien sûr la controverse autour du fonds de développement rural, dont la gestion lui avait chu dans des conditions troubles. Akhannouch était un homme sans histoire, riche mais pas arrogant, puissant mais pas prétentieux, efficace sans être immodeste. Enfin bref, le gendre…

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