La première règle du Maroc est : ne pas mal parler du Maroc

Par Yassine Majdi

La première règle du Maroc est : ne pas mal parler du Maroc. Après tout, nos dirigeants sont capables, au fait des réalités de la société. Les prix augmentent et la population s’appauvrit mais personne n’y trouve rien à redire. La crise est là mais si nos dirigeants n’en parlent pas, peut-être que personne ne pointera l’évidence. Pourtant, si la gronde est principalement virtuelle, elle est tout de même présente. Sans doute par excès de timidité, nos décideurs n’y répondent pas. Ils laissent une nouvelle génération d’attachés 2.0 parler à leur place. Que ce soit en 280 caractères (et une illustration) ou en quelques secondes de vidéos, ces journalistes-influenceurs (deux fonctions qui ne vont pas très bien ensemble) sont capables de porter nos gouvernants en héros. Ils sont ministres, directeurs ou présidents ? Les voici devenus l’idole d’un peuple, d’une nation, d’un continent. Le génie de ces nouveaux spin doctors repose sur leur capacité à inonder les réseaux sociaux comme Casablanca un jour d’intempéries. Finalement, pourquoi se casser la tête à parler à des professionnels capables de vous contredire (aka…

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