Une opposition hors sujet

Par Réda Dalil

Notre parti œuvre inlassablement dans le but de consolider davantage l’action menée entre les quatre partis de l’opposition”. Vœu bien honorable de Nabil Benabdallah, qui s’exprimait le 21 juin à l’occasion d’une conférence de presse. Très critique de l’action du gouvernement, qu’il accuse de demeurer les mains liées devant une hyperinflation si assassine pour le pouvoir d’achat des Marocains, le secrétaire général du PPS essaie tant bien que mal de jouer son rôle d’opposant. Ses critiques des conflits d’intérêts dans lesquels baigne l’Exécutif, sa proposition de baisser la TIC sur les carburants, ou encore celle de réactiver la Samir, ne sont pas dénuées de pertinence. Mais la parole de l’ancien ministre, outre le fait d’alimenter quelques titres de presse, s’effiloche vite, peine à alimenter un début de débat public. Il lui manque la caisse de résonance d’une opposition digne de ce nom. En guise d’opposition justement, qu’a-t-on à se mettre sous la dent ? Un PJD en état de mort clinique, n’en déplaise à Amina Maelaïnine qui soutient le contraire, une USFP enfermée dans le mutisme du vieil appareil…

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