Le Boualem et les Américains armés

Par Réda Allali

C’est avec effroi que Zakaria Boualem a découvert la nouvelle fusillade qui, aux États-Unis, a fait dix-neuf morts dans une école primaire. Un illuminé de la pire espèce a surgi dans une salle de classe et ouvert le feu sur les élèves, une abomination qu’on se refuse à décrire avec plus de précision tant elle soulève le cœur. Ce type, qui ne mérite pas d’être nommé ici, dispose d’un patronyme hispanique, c’est un détail important. S’il s’était agi d’un brave Abdellah, l’Empire du bien aurait trouvé un pays musulman ou deux à bombarder, c’est une triste évidence. Mais là, tout ce qu’il aura réussi à faire, c’est de raviver timidement le débat sur la libre circulation des armes à feu dans ce grand pays. Les statistiques sont épouvantables : depuis le début de l’année, 17.000 personnes ont trépassé par balles. Et, pour la même année, on parle de la 27e fusillade rien que dans les écoles. Certains esprits éveillés ont proposé de limiter quelque peu l’accès aux armes à feu, ils se sont heurtés aux nobles militants de la…

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