Aller au charbon russe ? Le calcul approximatif du Maroc

Par Réda Dalil

Les répercussions de la guerre en Ukraine ne sont que trop connues. Ayant déréglé les chaînes d’approvisionnement mondiales, le conflit dans l’est européen provoque une inflation galopante. Produits alimentaires, hydrocarbures, intrants industriels, tout y passe. Nul ne peut prédire quelles autres aberrations naîtront de ce théâtre de combats qui s’étire sans fin, mais une chose est sûre, ses impacts sur les équilibres énergétiques de pays non producteurs comme le Maroc iront crescendo. Dans cette séquence houleuse, le Maroc, importateur net, est amené à opérer des arbitrages minutieux, dans le seul et unique but (en principe) de minimiser sa facture énergétique. Partant, opter pour les sources d’énergie les plus compétitives s’impose comme seule ligne de conduite. Or, le Maroc a choisi de ne pas importer de charbon russe au prix de 200 dollars la tonne, pour s’approvisionner auprès du marché de Rotterdam où la tonne avoisine les 400 dollars. En cela, l’Etat subit un surcoût annuel de 24 milliards de dirhams sur une roche noire comptant pour 67% de notre production électrique en 2020. C’est l’équivalent d’une année de charges…

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