Abdellatif Ouahbi, mystère de la Justice

Par Réda Dalil

Le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, est un drôle de zig. Personnage insolite, franc du collier, polémiste dans l’âme, cet avocat de profession ne recule devant aucune empoignade et semble faire de la controverse sa meilleure amie. S’exprimant devant les élus, il y a quelques semaines, le secrétaire général du PAM, pilier de la majorité, a encore une fois défrayé la chronique. Sa grande idée, qu’il souhaite traduire en un amendement à la loi sur le Code de procédure pénale, est d’interdire aux ONG, notamment celles qui s’activent dans la défense des deniers publics, de poursuivre en justice des élus soupçonnés de malversations et autres détournements. Son argument-massue:Si on porte plainte contre moi, responsable politique, et que je passe un ou deux ans dans les tribunaux, quelle légitimité aurais-je vis-à-vis des citoyens ?” Sa conclusion : “Cela ne rentre pas dans le cadre de la démocratie. La démocratie ne consiste pas à faire ce que l’on veut, mais à faire ce qui doit être fait.Il n’en fallait pas davantage pour chauffer à blanc les associations de défense…

Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés