Agir, expliquer, rassurer face à la crise

Par Réda Dalil

Une croissance à 0,7% et un taux d’inflation à 4,7%, les prévisions de Abdellatif Jouahri pour 2022 sont glaçantes. Le wali de Bank Al-Maghrib a jeté un pavé dans la mare. Jusqu’ici, l’exercice 2022 se devait être celui du rebond. Après une année 2021 de rattrapage, le Maroc, aux frontières désormais ouvertes, était promis à un redémarrage express. Certes la vague de sécheresse était susceptible de nous priver de quelques points de PIB, et le conflit en Ukraine renchérir nos importations, notamment d’énergie. Mais nul ne pouvait s’imaginer que nous dégringolerions si brutalement ni que l’indice des prix connaîtrait une hausse aussi fulgurante. Abdellatif Jouahri a essayé d’atténuer le choc en notant que ses prévisions avaient été établies avant les dernières pluies, mais on sent bien que celles-ci, outre le remplissage bienvenu des barrages, ne sauveront pas l’année du spectre de la récession. Au risque de fâcher les optimistes – et notre gouvernement en compte beaucoup, tel le porte-parole Mustapha Baitas qui, il y a peine quelques jours, jurait que la guerre russo-ukrainienne n’aurait “aucun impact sur l’approvisionnement du Maroc…

Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés