Enseignement : poursuivre la mère des réformes, sans céder

Par Réda Dalil

Pour réformer le système d’enseignement public, mission que s’est fixée le ministre de l’Education nationale, Chakib Benmoussa, le chemin ne sera pas pavé de roses, loin s’en faut. Alors qu’un dialogue franc s’est mis en place avec les syndicats les plus représentatifs des enseignants, devant déboucher, entre autres nouveautés, sur un statut unifié du fonctionnaire de l’éducation nationale, les professeurs contractuels disent niet. A tout. Refusant d’entrer en pourparlers avec le ministère de tutelle, ils s’enferment dans une posture jusqu’au-boutiste. Pour eux, aucune discussion n’est possible sans une intégration mécanique dans la fonction publique centrale. Tout ou rien, telle est leur approche. Déjà fonctionnaires, affiliés aux AREF, les contractuels réclament un statut fossilisé, appelé à subir une transformation fondamentale dans les mois à venir. Refusant la négociation, leur coordination multiplie les appels à la grève et enchaîne les journées d’arrêt de travail: 48 jours à l’écriture de ces lignes. Souhaitant éviter le passage en force, le ministère use pour l’instant de diplomatie. Mais l’horloge tourne et chaque journée perdue pour l’élève, pris en otage par des intérêts qui le dépassent,…

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