Péons : travaillez, consommez, payez vos impôts et taisez-vous ?

Par Yassine Majdi

À la fin de la période coloniale, plusieurs nouvelles formes de travail se sont développées pour pallier le “vide” laissé par l’abolition de l’esclavage. Comme l’aperceria, qui devait permettre à d’anciens esclaves ou à des fermiers blancs à faibles revenus de travailler une terre en échange d’une part de la production. Sauf qu’une grande partie de ces aperceros étaient analphabètes… Nombre d’entre eux ont donc été dupés par les grands propriétaires terriens au moment du partage des gains. C’est ainsi que s’est créé le péonage, forme de travail dans laquelle un employé n’a que très peu de contrôle sur ses conditions de labeur. Le péonage était pratiqué en Amérique latine et dans les États du sud des États-Unis à la fin du XIXe siècle. Les victimes — on peut les appeler ainsi — du péonage étaient appelées péons. Un terme peu glorieux tiré de l’espagnol “peones”, qui signifie ouvrier agricole, valet de ferme, et, plus tristement et simplement, pion. À l’ère d’Internet, le mot a regagné en notoriété…

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