Eau : de la pénurie à la carence

Par Réda Dalil

Le Maroc va vers l’une des pires sécheresses de ces trente dernières années. En janvier 2022, le ministre de l’Equipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a fait un exposé glaçant devant les députés duquel il faut retenir que le Maroc est passé d’une situation de pénurie d’eau à une situation de carence. Pour résumer, en 1960, on disposait de 3500 mètres cubes d’eau par habitant et par an. En 2015, ce chiffre était de 645. En 2040, il sera proche de 500, seuil de rareté absolue. En ce début février, les volumes d’eau disponibles dans les barrages ne sont que de 5,4 milliards de m3 sur une capacité totale de 16 milliards, soit un taux de remplissage de 34% seulement. Des experts reconnus, comme Fouad Amraoui, nous le disent: s’il ne pleut pas en mars et en avril, la campagne d’irrigation est condamnée. Pire, des restrictions, voire des rationnements, en eau potable pourront être instaurés pour préserver la ressource. Déjà, dans le sud du pays, les coupures d’eau sont fréquentes. Bientôt, elles pourraient se propager à plusieurs autres régions, notamment…

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