L’ONEE, un nœud gordien qui gêne

Par Réda Dalil

L’équation énergétique au Maroc est à la fois simple et complexe. Simple car le royaume a les moyens de produire, dans le moyen terme, une énergie deux à trois fois moins chère qu’aujourd’hui. Cela impliquerait une accélération de la transition vers les énergies renouvelables (EnR), des investissements importants dans le réseau, une mise à niveau technologique et, surtout, une meilleure gouvernance du secteur. Hâter le basculement vers les EnR, c’est saisir de multiples opportunités. Par exemple, attirer, grâce à une énergie bas carbone et bon marché, des industries à forte valeur ajoutée, et donc créer des dizaines de milliers d’emplois. On peut également se positionner sur l’hydrogène, devenir un important exportateur d’énergie sur le plan du continent et au-delà. Surtout, il deviendrait possible d’atténuer la facture électrique des Marocains, qui entendent parler d’investissements mirifiques dans le solaire et l’éolien sans constater un quelconque impact sur leur pouvoir d’achat. Les externalités positives d’un passage aux énergies propres ont été décrites in extenso par le NMD, le CESE ainsi que la Banque Mondiale. L’opportunité est là. Sans équivoque. Cela pour le côté…

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