L’inquiétant silence d’Akhannouch

Par Réda Dalil

Plus cette pandémie s’éternise plus elle met à mal les nerfs des gouvernants, qui décident à la chaîne sans s’embarrasser d’explications. Le récent stop-and-go sur la réouverture des frontières terrestres et maritimes, semi-annoncé, aussitôt démenti, en donne une démonstration éclatante.

“Donner un cap, de la voix, de la clarté, relève du rôle du Chef du gouvernement”

Réda Dalil
Une énième. Ces valses hésitations engendrent un sentiment général d’incertitude, dopé par un Exécutif aux airs d’attelage disparate, tirant vers des directions aléatoires, avec ce sentiment gênant qu’un cap manque à l’appel. En l’occurrence, donner un cap, de la voix, de la clarté, relève du rôle du Chef du gouvernement. Mais surprise ! Aziz Akhannouch ne parle pas. Ou si peu. Tantôt devant les élus au parlement dans un exercice constitutionnel auquel il ne peut se soustraire. Tantôt par la voie de communiqués sans âme. Il y a quelques jours, il a glissé des propos généraux sur la nécessaire cohésion entre le RNI et ses alliés, en marge de la signature de la charte de la majorité. Mais le fait est qu’il n’incarne…

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