Culture : le flou artistique du gouvernement

Par Fatym Layachi

Ça y est, ce qu’on appelle la “période des fêtes” a commencé. Et toi, presque par principe, tu adores cette période. De toute façon, toi, tout ce qui se rapporte de près ou de loin au champ lexical festif, tu aimes. Dès que tu entends le mot fête, c’est un peu comme si tu avais des petites bulles de joie qui explosent dans ta tête. Tu aimes cette saison des sourires, des bons sentiments même pour de faux et des ballotins de chocolat. Tu aimes les vitrines des boutiques qui s’éclairent. Tu aimes la frénésie de Zee qui veut organiser des raclettes, des Secret Santas, aller à toutes les ventes de créateurs et te faire manger ses gâteaux ratés à la cannelle. Même ta tante et ses plans de table impossibles t’amusent. En fait, rien ne peut vraiment t’agacer en ce moment. Pendant les fêtes, tu as tendance à appréhender la vie avec une sorte de filtre bienveillant et positif. A bien y regarder, tu es un peu cyclothymique comme personne. En novembre, tu es constamment au bord de la…

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