Gangrène de l’éducation : remède de cheval ou sparadrap sur jambe de bois ?

Par Réda Dalil

Déprime. La pluie persistante nimbe la ville d’un filtre mélancolique. Le temps maussade donne un coup de mou au moral et amplifie le choc des chiffres. Ceux de la honte. L’enquête d’évaluation des acquis des élèves publiée le 30 novembre par le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique donne la nausée. Un chiffre pour apprécier l’étendue du désastre : 9 % seulement des élèves maîtrisent l’arabe et les maths au sortir du collège public. Les établissements payants s’en sortent mieux certes, mais pas tellement. Le niveau des enfants et adolescents marocains est plus que désespérant, mortifère. Pas une étincelle d’espoir dans cet amoncellement de données synonymes d’une faillite collective. Au moment où le ministre de l’Éducation ferraille pour réformer ce grand cadavre à la renverse qu’est l’enseignement, on peine à appréhender l’ampleur de la catastrophe. Nous avons atteint un point de non-retour et l’action roborative de Benmoussa est la bienvenue. Elle est essentielle, beaucoup en conviennent, mais elle est amenée au sein de l’opinion…

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