Enseignant, le métier de la deuxième chance...

Par Yassine Majdi

La scène a de quoi faire rire ou pleurer, c’est selon. Nous sommes au parlement. Chakib Benmoussa, ministre de l’Éducation nationale, évoque les résultats édifiants du récent rapport du Programme national d’évaluation des acquis des élèves (PNEA). Le ministre, visiblement attristé, égrène les statistiques déprimantes collectées par le Conseil supérieur de l’enseignement et relatives aux élèves de la troisième année de collège : “11% des élèves maîtrisent le programme de langue arabe, 11% maîtrisent le programme de langue française et 12% maîtrisent le programme en mathématiques”. “Mais il s’agit du secteur public”, relève un élu qui semble avoir oublié son rôle de représentant de la nation. “Si nous sommes là, c’est pour parler du secteur public”, réplique le ministre qui, lui, n’a pas oublié son rôle. La scène est symptomatique du débat actuel autour de notre système d’éducation. Sans surprise, le récent rapport du PNEA révèle toujours les mêmes lacunes. Oui, nos petites têtes brunes ne sont pas douées pour les langues et les mathématiques, à en croire les résultats de l’enquête. Et oui, les disparités sont criantes entre l’école…

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