Sécurité énergétique, l’enjeu suprême

Par Réda Dalil

Entre Rabat et Alger, l’amitié et la fraternité proverbiales ressemblent, de jour en jour, a de la pure fiction. Au début de cette semaine, une énième manifestation de l’hostilité d’Alger s’est traduite par l’arrêt du transit du gaz algérien vers l’Espagne à travers le Gazoduc Maghreb-Europe. Le Maroc prélevait annuellement environ 800 millions de mètres cubes de gaz naturel pour alimenter les centrales thermiques de Aïn Bni Mathar et Tahaddart. L’ONEE affirme dans un communiqué que cet arrêt n’aura dans l’immédiat qu’un “impact insignifiant” sur la performance du système électrique national. Dont acte. Le 8 octobre, devant les parlementaires, Mohammed VI avait appelé à la création d’un dispositif national permettant de garantir la souveraineté énergétique de notre pays, souveraineté qui passe entre autres par la disponibilité de réserves stratégiques de produits énergétiques. Les événements de cette semaine sont un rappel au gouvernement de l’urgence de mettre en œuvre les directives royales. Et sur ce sujet, les dysfonctionnements sont nombreux. Pour les produits pétroliers, notre pays est censé disposer de stocks de sécurité permettant de faire face à tout problème d’approvisionnement externe….

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