Mohamed Saïd Saadi : “Renoncer à l’obsession de la croissance économique tirée par les exportations devient un impératif vital”

Pour l’ancien ministre, le Maroc doit s’aménager un espace politique (“policy space”) afin de s’émanciper du diktat d’institutions telles que le FMI ou la Banque mondiale.

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Mohamed Benchaaboun, Kristalina Georgieva (FMI) et Abdellatif Jouahri, en février 2020. Crédit: Rachid Tniouni/TelQuel

Mohamed Saïd Saadi.Crédit: Yassine Toumi / TelQuel
La “nouvelle” stratégie de développement proposée par le NMD, ne fait qu’approfondir les choix néolibéraux qui ont montré leurs limites par le passé, et ce, malgré l’ajout d’une pincée de “tiers secteur” et de “démocratie participative”. Dans ces conditions, renoncer à l’obsession de la croissance économique tirée par les exportations devient un impératif vital pour enclencher un cercle vertueux entre développement économique et progrès social. Une telle perspective exige de donner la priorité au marché intérieur à travers notamment l’amélioration du pouvoir d’achat des classes laborieuses (travailleurs, petits paysans, commerçants et artisans), la réduction des inégalités socioéconomiques et la redistribution des richesses.

Justice fiscale

De ce point de vue, la question de la justice fiscale à travers notamment une fiscalité fortement progressive, l’impôt sur la fortune et la lutte résolue contre l’évasion et la fraude fiscale devrait être prioritaire. L’impulsion…

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