Relations internationales : le monde change, le Maroc aussi

Par Réda Dalil

Jusqu’où faut-il remonter pour connaître l’origine de l’emballement ? Sans doute est-ce la reconnaissance par les États-Unis de la marocanité du Sahara qui a affolé le sismographe. S’en est suivie une séquence mouvementée pour le Maroc. Un feuilleton fait de monts et de vallées. D’escalades et d’accalmies. La décision du Tribunal européen d’annuler l’extension des accords agricole et de pêche aux provinces du sud n’est qu’un épisode d’une série d’événements dont le Maroc est le protagoniste presque forcé. Tout se passe comme si les bouleversements géostratégiques de notre monde se cristallisaient soudain autour du royaume. Une Europe occidentale aux abois, supplantée par l’essor technologique et économique du monde anglo-saxon et de la Chine, tente de s’accrocher à des zones d’influence traditionnelles de plus en plus attirées par d’autres pôles. La bipolarité datant de la Guerre froide a laissé place à un monde en recomposition. Les États-Unis, l’Angleterre post-Brexit et les pays anglo-saxons semblent faire sécession d’un Occident incluant le Vieux continent. L’annulation brutale d’une commande australienne de sous-marins nucléaires français au bénéfice de l’Amérique de Biden a sonné le glas…

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