Tests PCR : un Boualem en colère

Par Réda Allali

  Zakaria Boualem est très contrarié, ce n’est pas une bonne chose. Avec l’âge, il a appris à affronter les contrariétés qui lui sont proposées dans notre paisible contrée avec une certaine philosophie, et le sarcasme comme bouclier. Il arrive pourtant que, de temps en temps, cette arme s’avère insuffisante pour se prémunir des convulsions qu’une humiliation supplémentaire vient déclencher. Ainsi, il a appris qu’après dix-huit mois de pandémie, le prix du test PCR a été un peu surévalué. C’est ce qu’il a compris de la décision du gouvernement de le ramener à 400 dirhams, alors que le Guercifi a noblement payé presque le double à plusieurs reprises. Il y a deux options : soit il n’a rien compris — c’est très possible vu son niveau en économie, surtout nationale —, soit, c’est la deuxième possibilité, on s’est foutu de sa gueule pendant presque deux ans.

“Alors qu’on nous expliquait qu’il fallait nous tester à tour de bras, au moindre éternuement louche, personne n’a pensé à contrôler un peu les prix pratiqués, c’est étonnant”

Réda Allali
Au moment où les…
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