Business, pouvoir et territoire

Par Réda Dalil

La razzia du RNI est totale. Jamais dans l’histoire du Maroc un parti n’avait aligné autant de victoires électorales. Premier aux scrutins législatif, communal, régional, préfectoral, provincial ; premier à la chambre professionnelle et sans doute bientôt à la Chambre des conseillers, le parti d’Akhannouch parade. Avec 9959 sièges communaux, 196 sièges régionaux et 102 sièges parlementaires, le RNI s’enracine à la fois dans la sphère nationale et locale. Son offensive politique annonce l’arrivée d’une cohorte importante de businessmen aux affaires publiques : entrepreneurs, consultants, patrons de PME, et, surtout, de nombreux promoteurs immobiliers. Les plus connus sont les Aït Menna, Boudrika, Nokta, etc. (lire le dossier de la semaine). Taoufik Kamil, troisième vice-maire RNI de Casablanca, préside même la Fédération nationale des promoteurs immobiliers. D’autres, moins médiatisés mais tout aussi opulents, participeront à la gestion des villes, des campagnes et des régions. Ils rendront des arbitrages dans des domaines aussi divers que la voirie, l’assainissement, l’octroi de marchés publics, les infrastructures, les licences d’alcool… Ils trancheront surtout sur qui obtiendra les fameux permis de construire, véritables visas à l’embourgeoisement…

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