Après le meurtre de routiers marocains au Mali, quel avenir pour le commerce transsaharien ?

Depuis le drame vécu par deux transporteurs marocains vers l’Afrique subsaharienne le 11 septembre, les professionnels du secteur s'interrogent sur l’avenir des échanges commerciaux entre le Maroc et ses voisins du sud et tirent la sonnette d’alarme sur l’urgence d’agir pour assurer la sécurité des routes.

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Près de 300 camions traversent quotidiennement le point de passage de Guergarat pour approvisionner les marchés africains. Crédit: MAP

Le 11 septembre, un convoi de routiers marocains a été attaqué par des individus non identifiés dans la région de Kayes au Mali, faisant deux morts et un blessé. Un incident tragique qui a bouleversé la vie des professionnels du transport routier tout en mettant la lumière sur des routes marginalisées qui ont assuré jusque-là le flux des échanges commerciaux entre le royaume et les pays d’Afrique subsaharienne, l’un des piliers du commerce extérieur du Maroc et de son positionnement dans la région.   

Routes de l’impossible

Des routes mal aménagées et un risque sécuritaire sous-estimé sont depuis longtemps déjà le quotidien des transporteurs. “Ce sont des routes très risquées où il n’y a pas beaucoup de sécurité, ces lignes sont relativement difficiles à emprunter pour les camionneurs marocains”, regrette le secrétaire général de…

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