Gouvernement Akhannouch : argent, pouvoir et paranoïa

Par Réda Dalil

Ahmed Rahhou démarre fort. Le nouveau président du Conseil de la concurrence a publié un premier avis explosif. Il y épingle la gestion par le ministère de la Santé des tests de dépistage du Covid-19. Feuilleton de l’été, la cherté des tests PCR a fait l’objet d’une polémique ayant entraîné, après un an et demi de flottement, un encadrement des prix par le ministère des Finances. Ainsi, le test PCR passait, à partir du 10 septembre, de 700 à 400 dirhams. Dans son rapport, publié le 6 septembre, Rahhou reproche au ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb, d’avoir verrouillé le marché au profit de quelques laboratoires (qui se sont gavés au passage) et, de ce fait, d’avoir organisé une pénurie artificielle au moment où la propagation du virus justifiait un accès élargi et abordable aux tests PCR. Clair et tranchant. Ahmed Rahhou a mis les pieds dans le plat avec méthode et courage. Or, fera-t-il preuve de la même bravoure s’agissant d’un autre dossier sur lequel son prédécesseur s’est brûlé les doigts? Il s’agit bien évidemment des soupçons d’entente…

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