Ces moins de 40 ans qui changeront le Maroc : Hakim Hajoui, le diplomate

Ils ont moins de quarante ans et l’avenir s’ouvre à eux. Tous s’impliquent, chacun à son échelle, pour relever les défis auxquels le Maroc de demain aura à faire face. Après les artistes, militants ou entrepreneurs, un diplomate.

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Hakim Hajoui, London calling

Sa nomination devrait insuffler un coup de “sang neuf” à une représentation diplomatique dont les enjeux stratégiques sont amenés à monter crescendo ces prochaines années.

À désormais 39 ans, Hakim Hajoui a été nommé, en juillet 2020 par Mohammed VI, nouvel ambassadeur du Maroc au Royaume-Uni et en Irlande du Nord, un poste longtemps occupé par Lalla Joumala (2009-2016), dans l’une des capitales les plus prestigieuses avec Paris et Washington.

Un sacré bond en avant pour ce produit de “l’école Terrab”, arrivé dans l’Office des phosphates en 2012 avant de diriger le cabinet du PDG de l’OCP dès 2016. Il y gérait le suivi et la mise en opération de la multitude de dossiers internationaux. De façon unanime, ses collaborateurs décrivent Hakim Hajoui comme un “travailleur”, tant il “ne compte pas ses heures” et “arrive toujours à tirer le meilleur de tout le monde.

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Né à Rabat le 10 février 1983, il est le fils de Mohamed Hajoui, haut commis de l’État, actuel secrétaire général du gouvernement. Hakim, lui, passe par le Lycée Descartes avant de poursuivre ses études supérieures, en 2002, à l’Université Concordia de Montréal. Ce sera des études en génie informatique, avant de compléter son cursus à l’école d’ingénieurs Télécom Paris entre 2006 et 2008.

À Londres, il sera le visage d’un royaume qui compte bien exploiter l’après-Brexit et vanter sa situation stratégique à l’égard d’un marché africain qui attire de plus en plus les convoitises britanniques. Depuis un an néanmoins, l’homme n’a pas encore pu s’activer dans le très prisé quartier de South Kensington, ces lettres de créances n’ayant toujours pas été remises.

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