Zakaria Boualem, les gnous et la naissance d’une nouvelle zone grise

Par Réda Allali

Comme tous les Marocains, vous savez probablement déjà ce qu’est une zone grise. Toutefois, vu les ambitions internationales de cette chronique, le Boualem se voit contraint d’en rappeler la définition avant de poursuivre son propos. Une zone grise, c’est là où la loi est floue, où personne ne connaît bien ses droits et ses devoirs, cet endroit où la clarté d’un texte et la limpidité de son application n’existent pas, remplacées par une négociation, un rapport de force ou de séduction. C’est une spécialité, chez nous, que de s’ébattre joyeusement dans ces zones marécageuses, de jongler avec les interdits et les contraintes, les intimidations et les supplications, jusqu’à trouver un compromis, l’autre grande spécialité nationale. Eh bien, cette semaine, il s’est produit un évènement troublant, presque émouvant en fait. Nous avons assisté ensemble à la naissance d’une nouvelle zone grise. Tout a commencé, comme souvent, par un communiqué enthousiaste qui expliquait que l’Espagne et la France passaient en liste B, et que, par conséquent, tout arrivant non vacciné en provenance de ces pays se devait de subir une quarantaine dans…

article suivant

Le Conseil de gouvernement adopte le projet de décret relatif à l’enseignement à distance