Très chère souveraineté sanitaire

Par Réda Dalil

Le Maroc s’est trouvé une marotte : fabriquer. Economie tournée majoritairement vers les services, le royaume sonne désormais le tocsin du tout-industriel. De la production locale de bavettes à la banque de projets, en passant par la préférence nationale, sans oublier les révisions d’ALE, depuis l’éclatement de la pandémie Covid-19, l’air du temps est à la production tous azimuts. Le futur pôle pharmaceutique, annoncé le 5 juillet à Fès, est un important maillon de cette chaîne industrielle en gestation. Piloté par le Palais et doté d’un investissement de 500 millions de dollars, ce partenariat public-privé, associant le Chinois Sinopharm, un consortium de banques nationales, le Fonds Mohammed VI pour l’investissement, le Suédois Recipharm et le laboratoire marocain Sothema, permettra au royaume de produire des vaccins pour sa consommation propre, mais également pour satisfaire une partie des besoins du continent. Les leçons de la parenthèse Covid-19 – toujours ouverte du reste – semblent avoir été retenues. Asseoir une souveraineté sanitaire, assurer une indépendance thérapeutique “quoi qu’il en coûte”, se prémunir contre de futures épidémies, protéger médicalement la population, voici les défis. Pour…

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