De Omar Raddad à Omar Radi, la présomption de culpabilité

Par Fatym Layachi

Il y a exactement trente ans, un fait divers a défrayé la chronique. A l’époque, il n’y avait ni Twitter, ni aucun réseau social. Il n’y avait pas WhatsApp. Il n’y avait pas YouTube. Il n’y avait pas encore Internet. Ou du moins, il n’y avait pas encore les Internets accessibles à tous. Il n’y avait pas de téléphone portable. Il n’y avait même pas toutes ces chaînes de télé. Il y avait le journal de 20 heures qui se regardait en famille. En famille et en silence. C’était une sorte de communion, c’était un peu l’autre prière du soir. Les adultes avaient l’air absorbés par une madame très apprêtée qui résumait les événements de la journée avec une voix et des intonations très travaillées. Les enfants cessaient de jouer, de parler, de manger et même de pleurer. Ils sentaient bien que quelque chose d’important, de presque solennel, se produisait depuis cette grosse boîte noire dans laquelle défilaient des images qui n’étaient pas du tout les dessins animés. Et un soir de juin 1991, tu étais gamine, il était 20…

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